Le soja n’est pas bon pour la santé!

Soja et Santé

 

Et oui, c’est comme ça, le soja n’est pas bon pour la santé !

De nombreuses études contradictoires ont été publiées sur le sujet, vous en avez sans-doute entendu beaucoup parler. Les études les plus solides scientifiquement, celles qui présentent le plus d’arguments prouvent que le soja n’est pas bon pour la santé…

Non, il est excellent pour la santé, car c’est un aliment complexe et riche.

 

Il y a quelques semaines l’OMS a émis un avis concernant les viandes rouges… Elles seraient cancérogènes !

Nous sommes bien d’accord, tout est dans la mesure. Si vous consommez une tranche de viande rouge par semaine, vous ne risquez pas grand chose, surtout si vous avez la présence d’esprit de l’acheter en magasin bio ou chez l’agriculteur du coin qui n’a que quelques bêtes et que vous voyez ces bêtes gambader dans la nature…

Nous passerons sur les conditions d’abattage de ces bêtes pour le moins révoltantes, mais ça, c’est mon avis et c’est un autre débat…

Et bien bonne nouvelle ! La viande n’est pas indispensable… et vous pouvez donc vous en passer.

Il faut savoir que si vous supprimez la viande rouge ET blanche, et qu’en plus vous supprimez le poisson et autres produits animaux… le soja sera une excellent alternative pour vous !

 

Match soja / viande:

Les protéines du soja sont dans le monde végétal les plus complètes : le soja nous fournit tous les acides aminés essentiels. C’est à dire tous les maillons qui servent à fabriquer vos propres protéines. Car vous savez fabriquer les protéines qui sont les chaînes, mais pas les acides aminés essentiels qui sont les maillons. Avec le soja, vous avez donc les mêmes acides aminés que dans la viande ! D’autant que les protéines représentent environ 40% de la composition du soja…

Le fer contenu dans le soja est moins bien assimilé par notre organisme que le fer d’origine animal. Mais il existe plein d’autres sources de fer: sésame, pois chiches, dulse, spiruline, persil… qui viendront le compléter.

De plus, les femmes adultes ont des besoins en fer accrus (18 mg/jour) notamment à cause des cycles menstruels. Mais les hommes n’ont des besoins en fer que de 8 mg/jour, alors que ce sont eux les plus gros mangeurs de viande rouge… Cherchez l’erreur !

On finit donc par trouver de plus en plus d’hommes qui se font faire des saignées tous les mois à l’hôpital pour éliminer les excès de ce fer qui les intoxique.

 

Cholestérol et diabète:

Concernant les graisses, le soja contient des acides gras insaturés oméga-6 et oméga-3, et très peu d’acides gras saturés (mauvaises graisses: voir mon article sur les graisses alimentaires). Le soja ne contient pas de cholestérol. Mieux encore, grâce à la lécithine et aux isoflavones. Plusieurs études ont montré que le soja facilite l’excrétion du cholestérol alimentaire dans la bile. C’est donc du cholestérol en moins dans vos artères.

Je ne sais pas vous, mais mes grand-parents à moi faisaient cuire les steaks de bœuf dans une poêle pleine de… beurre. Qui aurait l’idée de faire cuire son tofu dans du beurre ? Personne. Et hop ! On diminue encore les mauvaises graisses consommées…

Il faut savoir aussi que les isoflavones et les acides gras insaturés sont des composés anti-oxydants puissants. Ils ont donc la propriété de protéger le système cardio-vasculaire et de réduire le risque de surpoids. On a aussi constaté une diminution des problèmes d’hypertension.

Vous en voulez plus ??? Le soja n’a pas dit son dernier mot!

Les isoflavones (encore elles) assurent la protection des cellules Bêta du pancréas, celles qui synthétisent l’insuline… Si vous gardez un pancréas en bonne santé, et une insuline endogène de bonne qualité, vous ne connaitrez pas le diabète!

Petite parenthèse:

Lors de nombreux problèmes digestifs, on peut être amené à consommer des probiotiques pour rééquilibrer la flore intestinale. Et les aliments fermentés font partie des meilleurs probiotiques, au premier rang desquels on trouve: le kimchi coréen (choux et autres légumes fermentés avec du piment), le miso (pâte salée faite à partir de soja fermenté)…

 

Le soja permet de mieux vieillir

Les composés nutritionnels du soja favorise un vieillissement dans de bonnes conditions. (inspirestock / 123RF Banque d’images)

 

Et au niveau du vieillissement cérébral ou physique?

Là aussi, banco !

La lécithine est un précurseur de l’acétylcholine. Cette dernière fait partie des neurotransmetteurs qui interviennent dans la qualité de la mémoire et dans la gestion du stress. Mais la lécithine n’est pas le seul facteur anti-stress du soja: il est aussi relativement riche en magnésium (280 mg pour 100 g), oligo-éléments souvent prescrit dans les problèmes type spasmophilie.

Bref sa richesse en anti-oxydants lui confèrent d’excellentes propriétés anti-vieillissement.

 

Le soja (comme l’avocat) permet d’isoler ce qu’on appelle les insaponifiables de soja (… ou d’avocat 🙂 ). Ces composés stimulent les chondrocytes et la production de protéoglycanes: au niveau du cartilage, on a donc une stimulation de la synthèse et une diminution de la dégradation…

Pour faire simple, dans une articulation touchée par l’arthrose, le cartilage se détruit progressivement. Les insaponifiables de soja permettent de réduire l’inflammation responsable de cette destruction et d’aider à l’entretien du cartilage en bonne santé. La Piasclédine® (voie orale) est un médicament fabriqué à partir de ces insaponifiables dont la réputation n’est plus à faire. De nombreux labos fabriquent des équivalents, comme le Laboratoire Fenioux par exemple. Et hop! Beaucoup moins d’arthrose…

 

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Controverse sur le cancer:

C’est donc là que se pose le problème du soja. Le rôle du soja et notamment de ses isoflavones (qui sont des phyto-oestrogènes) dans la protection contre le cancer est depuis toujours controversé. Certaines études l’ont montré protecteur contre les cancers hormono-dépendants (sein, prostate…). D’autres au contraire, tendent à prouver que le risque de ces cancers est accru… Il faut dire que le soja fait de l’ombre au lobby des produits laitiers (nos « amis » pour la vie…)

Comment cela est-il possible ? Le soja serait-il l’Amphisbène mythologique de l’alimentation, capable du meilleur comme du pire?

Une tentative d’explication a été fournie par des chercheurs de l’Université de l’Ilinois dans une étude publiée par la revue « Molecular Nutrition and Food Research ».

L’expérience a concerné deux groupes de souris à qui on avait greffé des cellules humaines de cancer du sein. Dans le groupe qui consomme le soja sous forme d’aliment entier ou sous forme de farine très peu raffinée, sous forme de tofu… on constate une grande stimulation du système immunitaire et un affaiblissement de l’expression des oncogènes responsables du développement du cancer.

En revanche, dans le groupe qui a consommé des isoflavones purifiées (comme dans les suppléments alimentaires), on constate exactement l’inverse dans cette étude: le système immunitaire s’affaiblit alors que le cancer tend à se développer!

Les auteurs de l’étude ont donc déduit la chose suivante:

« Les isoflavones seules on tendance à stimuler le développement du cancer hormone-dépendant. En revanche, la consommation de soja sous forme entière ou très peu raffinée a un rôle protecteur. Ceci est probablement du aux interactions complexes entre les isoflavones et les autres bio-composants du soja naturel ».

Cette étude souligne encore une fois l’importance de manger sainement tous les jours, et que les suppléments alimentaires ne sont absolument pas fabriqués pour rattraper les dégâts causés par la malbouffe.

Ceci étant dit, la plupart des protagonistes sont d’accord sur le fond: cet effet hormono-mimétique est si faible qu’il est négligeable.

Toutefois, le principe de précaution prévaut, et on peut déconseiller les suppléments alimentaires à base d’isoflavones purifiées aux femmes ayant un terrain familial ou des antécédents de tumeur au sein, ainsi qu’aux hommes ayant des antécédents de tumeur prostatique.

Mais dans le cas d’une personne en bonne santé et sans antécédent familial, les suppléments à base d’isoflavones sont une alternative aux TSH (Traitements Substitutifs Hormonaux) qui ne sont pas exempts de reproches au niveau effets secondaires. De très nombreux cas de cancer du sein sont attribués à ces TSH… Alors à choisir, chimie pure ou origine naturelle ?

 

Le soja

A partir de cette légumineuse, de nombreuses formes de soja consommable vont être produites. (jovanjaric / 123RF Banque d’images)

 

Comment le consommer ?

Le soja est commercialisé sous de nombreuses formes. Quelle qu’elle soit, il faut le préférer estampillé Bio car le soja est un aliment qui concentre énormément les pesticides. Donc c’est Bio… ou pas soja! Et consommez du soja français, c’est meilleur pour la planète et il semble être de très bonne qualité!

  • les germes de soja sont consommés en salade ou dans des woks de légumes.
  • les boissons à bas de soja peuvent remplacer avantageusement le lait de vache en cas d’intolérance au lactose (sucre du lait) ou à la caséine (principale protéine du lait). Vérifier l’étiquetage: pas d’OGM, de préférence Bio et pas de sucre ou d’arôme ajouté, ça ne sert à rien !
  • Consommer des yaourts de soja natures.
  • le soja-cuisine est utilisée à la place de la crème fraîche dans de nombreuses préparations culinaires.
  • La soupe miso qui contient cette espèce de pâte de soja fermentée.

Et mon préféré:

  • Le TOFU: faites-moi  plaisir essayez ces deux recettes!

Recette N°1

Coupez le Tofu en dès. Faites revenir un oignon dans une cuillère à soupe d’huile de sésame dans le wok. Rajouter vos dés de Tofu, du gingembre râpé, une cuillère à soupe de sauce soja et des graines de sésame. Servez accompagné de riz.

Le week-end dernier, j’ai goûté une nouvelle recette: j’ai adoré!

Recette N°2

Faites revenir un oignon rouge dans le wok avec une cuillère à soupe d’huile d’olive. Déglacez avec un peu de vinaigre de cidre. Rajouter un demi-chou rouge émincé, deux pommes coupées en cubes, une 10aine de pruneaux dénoyautés, du sel, du poivre et de la noix de muscade râpée.

Faire cuire 5 minutes à feux vif, puis baissez et couvrir pendant 10 minutes. Ajoutez ensuite le TOFU coupé en dés et 400g de marrons cuits. Poursuivez la cuisson pendant 10 minutes et servez parsemé d’aneth. Régalade assurée!

 

Vous comprenez maintenant que l’action œstrogénique du soja est modérée et qu’elle n’a aucune incidence si vous consommez des préparations faites à partir du soja entier. En revanche, les qualités nutritionnelles comme la richesse en acides aminés essentiels et en graisses poly-insaturées, l’absence de cholestérol, en font un aliment tout à propos dans une alimentation santé.

 

1 Comment

  • perrot

    Reply Reply 26 novembre 2015

    J’ai adoré cet article, il me parait complet et lève des doutes par rapport au soja….. merci beaucoup, et aussi merci pr les recettes…..
    Bonne continuation, on attend d’autres articles….. et peut être un petit recueil à acheter avec tous ces bons conseils….

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